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Témoignage de Simon-Pierre BAYRAM sur le pèlerinage à Notre-Dame de la Salette
Tout d’abord je tiens à remercier tous les membres de l’Eglise qui ont organisé ou qui ont contribué à l’organisation de ce
pèlerinage : Père Sabri, Sœur Elisabeth, Naïl, Marco et tous les autres.
Ce pèlerinage m’a personnellement beaucoup touché. L’ambiance et le lieu m’ont beaucoup affecté. En effet, le sanctuaire de N-D de la Salette
est situé dans les Alpes, à 1800 mètres d’altitude. Le site sur lequel est érigée la basilique témoigne, notamment, de
la beauté du lieu.
Nous étions près de 50 jeunes assyro-chaldéens et nous avons tous aimé ce pèlerinage. Le voyage, en car, était
particulièrement animé dans la mesure où j’étais là. On a apprécié au passage mon talent. En fait, pour ne
pas faire de jaloux, nous avons tous animé le voyage, par des chants, des prières, des blagues, et des histoires drôles de certains. Bref,
le plus important n’était pas le voyage mais le pèlerinage et le message lui-même.
En effet, en 1846, la Vierge apparaît à deux jeunes bergers sur un alpage de la Salette, à 1800m d’altitude. Ce qui est particulièrement
frappant c’est qu’elle a apparut en larmes, dans une tenue paysanne et portant un crucifix au cou sur lequel étaient représentés un marteau et
une paire de tenailles. Elle était aussi vêtue d’une chaîne de fer et d’un collier de roses. Autrement dit, ce n'était pas les symboles
qui manquaient dans cette apparition et Dieu sait comment ceci est émouvant et fort sur les lieux du pèlerinage.
En ce qui concerne le message lui-même, je n’en dirais pas plus puisqu’il est déjà sur ce site.
En tout cas, ce pèlerinage m’a permis de me remettre en question et d’approfondir ma foi. Je pense aussi que l’on découvre sa foi notamment à
travers celle des autres. écoute, réflexion, chants et prières étaient au rendez-vous. Nous avons partagé des moments fabuleux
lors d’échanges, de convivialité et de prières. Temps de silence, de méditation et de quiétude étaient aussi au programme.
Dans la continuité du pèlerinage, nous avons fais beaucoup de rencontres, notamment avec des pélerins italiens, polonais, des prêtres,
des religieuses et d’autres pélerins ou groupes de pélerins. Lorsqu’ils découvraient notre identité, ces gens là étaient
particulièrement émus et surpris. Nous avions de quoi être fier.
Nous dormions dans des dortoirs, sur des lits superposés dans le sanctuaire même, et les nuits étaient particulièrement animées.
Souvent, nous passions nos soirées à discuter entre nous, autour de divers thèmes, à chanter et à réciter des prières
en araméen.
En dehors de la vie spirituelle, nous nous sommes beaucoup amusé dans l’ascension des montagnes qui nous entouraient. A la découverte de la montagne
et à la contemplation des paysages, nous avions l’impression d’être au paradis, en paix avec nous-même et les autres. Ce que j’ai
particulièrement apprécié ce sont les moments où j’écoutais le silence de la montagne qui m’envahissait et me saisissait pendant
la journée; et l’obscure clarté qui tombait des étoiles, la nuit. C'était magnifique… Dans ces moments, je sentais parfois que le Christ
était là, tout près de moi et qu’il veillait sur moi.
Nous, Croyants, n’oublions jamais que la Vierge souffre pour nous et qu’elle est chargée de prier son Fils, Jésus Christ Notre Seigneur, sans cesse,
pour qu’il ne nous abandonne pas. Elle nous demande de lui réserver le septième jour et d’arrêter de jurer par le nom de son Fils. Ce sont les
deux choses qui appesantissent tant le bras de son Fils sur son épaule. Donc, ne perdons pas la foi et croyons à l’évangile. Faisons notre
prière, allons à la messe et respectons le Carême. Ce n’est pas moi qui vous demande cela mais notre bienheureuse Mère, la Vierge Marie,
à travers le message qu’elle a adressé aux deux jeunes bergers.
Moralité : notre mission commence là où celle des deux bergers finie ...
Simon-Pierre BAYRAM Pélerin
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