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La Salette 2003

... 1846 - Notre-Dame Réconcialiatrice ...

Apparitions de Marie
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Témoignage de pélerin



Le récit des apparitions de La Salette

Le 19 septembre 1846, à la Salette, sur les pentes du Mont Planeau (2000m d'altitude environ) en France, près de Grenoble, deux jeunes bergers gardaient les troupeaux de vaches des fermiers du hameau des Ablondins.
Maximin Giraud, onze ans, garçon qui ne tient pas en place, étourdi, facilement vulgaire et grossier de langage, et Mélanie Calvat, quinze ans, santé fragile, renfrognée et même un peu sauvage, parce que privée d'affection maternelle.
Tous deux très frustes, sans instruction, avec leurs défauts, mais le coeur pas encore contaminé et les yeux purs, sans aucune piété, connaissant à peine le "Notre Père" et le "Je vous salue, Marie", parce que sans éducation religieuse.

Vers midi, après avoir fait boire leurs bêtes à la fontaine dans le ravin de la Sézia, ils ont partagé leur repas de pain et de fromage avec leur chien et se sont endormis.

Quand Mélanie, la première, se réveille, elle ne voit plus ses vaches. Inquiète, elle réveille son compagnon : "Mémin, viens voir où sont nos bêtes!" ... Tous deux grimpent en courant vers la crête du Planeau et découvrent bientôt, de l'autre côté du ravin, cachées dans un repli de terrain sur l'autre versant, leurs vaches qui ruminent tranquillement.

Rassurés, ils redescendent.
Soudain, Mélanie, regardant vers l'endroit où ils ont dormi, voit une grande clarté, "comme si le soleil était tombé là".
A leurs yeux étonnés, le globe lumineux s'entrouvre et ils voient apparaître une "Dame" tout en lumière et en fleurs, assise sur une pierre, les coudes sur les genoux, la tête dans les mains et qui pleure.

"Ah! mon Dieu", s'écrie Mélanie et de peur elle laisse tomber son bâton. Plus brave, Maximin essaie de crâner : "Garde ton bâton. Moi, je garde le mien. Si c'est méchant, je lui en donne un bon coup".

La "Dame" se lève, découvre son visage en pleurs et, d'une voix douce : "Avancez, mes enfants, n'ayez point peur. Je suis ici pour vous conter une grande nouvelle."

Ils approchent, tout près, si près, diront-ils, que personne n'aurait pu passer entre elle et eux. Et ils regardent celle qui, à première vue, fait croire à Maximin qu'il a devant lui "une maman que ses enfants auraient battus et qui se serait sauvée à la montagne pour pleurer à son aise".

La "Dame" ressemble à une servante qui serait reine. Elle porte un bonnet sur la tête et un tablier sur sa robe comme une domestique. Elle est comme une paysanne du Dauphiné, et c'est ce qui met en confiance ces enfants qui n'ont jamais voyagé.
Mais en même temps elle est tout éclatante de lumière. Sa tête s'orne d'un diadème scintillant de rayons et de roses, sa robe de soleil est pailletée d'étoiles.
Elle cache ses mains dans ses manches, comme pour mieux serrer sur sa poitrine un crucifix vivant suspendu par des chaînes et portant aux extrémités de la traverse un marteau et une paire de tenailles.
Et ses yeux ne cessent de verser des larmes.

C'est la Vierge Marie.
Elle pleure sur les péchés des hommes. Car c'est à cause d'eux que le Christ, son Fils, enchaîné par son amour, est cloué sur la croix.
Regretter ses fautes, se purifier de ses péchés, changer de vie, c'est, selon la parole du Curé d'Ars, "déclouer Jésus de sa croix".

Elle pleure et elle parle.
Dans ces jeunes intelligences, peu ouvertes, et bien incapables d'inventer ou de fausser un enregistrement, son message va s'inscruster comme dans un disque. Et les bergers répèteront, dès le soir et une multitude de fois par la suite, les mêmes paroles entendues.

Propos recueillis par le webmaster


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