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Sacrements

La Confirmation

La confirmation est le sacrement qui donne l’Esprit Saint pour nous enraciner plus profondément dans notre vie d’enfant de Dieu, nous unir plus fermement au Christ, rendre plus solide notre lien à l’Eglise, nous associer davantage à sa mission et nous aider à rendre témoignage de la foi chrétienne par nos paroles et nos actions.
« Sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu ».
Le Saint Chrême est consacré par l’Evêque au cours de la Semaine Sainte, à la Messe Chrismale, et il sert pour les Baptêmes, les Confirmations, les Ordinations. L’onction du Saint Chrême nous configure au Christ qui « oint ». Le mot « Christ » veut dire « Oint ».

Le sacrement de confirmation donne l’abondance des dons du Saint-Esprit, nous fait témoins et apôtre de Jésus-Christ. La confirmation ne complète pas le baptême, elle le renforce. La confirmation rend le baptisé capable, avec l’aide de l’Esprit Saint, de porter témoignage de sa foi dans le monde où il vit. Dans le baptême Dieu dit « viens », dans la confirmation Il dit « va ».

Les 7 dons du Saint-Esprit :

  • Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives.
  • Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives pratiques.
  • Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives.
  • Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques.
  • Piété : nous rend réceptifs à l’action du Saint Esprit dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre.
  • Force : nous rend réceptifs à l’action du Saint Esprit dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent.
  • Crainte : nous rend réceptifs à l’action du Saint Esprit dans les appétits du désir des choses nous concernant.
Toute personne qui a déjà été baptisée peut et doit le recevoir, et cela une seule fois. Il est toujours possible d’être confirmé à l’âge adulte.

Dans la bible, les apôtres le reçoivent à la Pentecôte et annoncent « les merveilles de Dieu » (Ac 2,11).
L’Esprit Saint est le don de Dieu par excellence, il ne vient à nous que sous forme de don, on ne le possède pas.
L’Esprit Saint agit déjà dans le cœur du petit enfant qui a reçu le baptême. Il lui ouvre le cœur et l’oreille, il fait de lui un auditeur de la Parole de Dieu, un disciple de Jésus. Par le sacrement de confirmation il demeure toujours un auditeur de la Parole de Dieu, mais il devient aussi porte-parole à la manière des prophètes. Il n’est plus seulement quelqu’un qui est accueilli fraternellement dans l’Eglise, mais il devient aussi un bâtisseur de l’Eglise.
Le chrétien confirmé est quelqu’un avec qui l’Eglise doit compter, et quelqu’un sur qui elle peut compter. Agissant au cœur du fidèle, l’Esprit Saint l’aide à proclamer sa foi, rendre compte de son espérance, et exercer la charité.
Si la référence du Baptême est Pâques ¬ on est baptisé dans la mort et la résurrection de Jésus Christ ¬ la référence de la Confirmation est la Pentecôte : le don du Saint Esprit à l’Eglise.

Baptême, Confirmation et Eucharistie sont tellement liés que dans l’Eglise d’Orient l’unité de ces 3 sacrements est pratiquée, comme cela était à l’origine : l’enfant reçoit la Confirmation en même temps que son Baptême, l’Eucharistie étant donnée plus tard (dans l’enfance) pour une raison pratique.
Lorsque c’est un adulte qui est baptisé, aussitôt il reçoit le sacrement de la Confirmation, puis celui de l’Eucharistie.



Quand recevoir la confirmation ?

Dans les Eglises d’Orient la confirmation est donné en même temps que le baptême au plus jeune âge de l’enfant [voir le sacrement du baptême].
Dans les Eglise Latines, la confirmation est généralement donnée à l’adolescence. Certains catholiques bien que catéchisés et même pratiquants n’ont pas reçu ce sacrement pour des raisons variées.
En effet, ce sacrement est nécessaire pour vivre une vie chrétienne authentique, car la force de l’Esprit est indispensable pour vivre en vrai témoin du Christ. C’est un manque important de ne pas avoir reçu tous les dons de l’esprit. De plus, il y a des cas ou la confirmation est obligatoire comme pour la mission de parrain ou marraine de baptême et de confirmation. L’Eglise demande aussi que l’on n’admette pas au mariage des fiancés non confirmés sauf « s’il existe un grave inconvénient ».

Qu’apporte la confirmation ?

Le sacrement de confirmation nous donne les dons de l’Esprit Saint pour nous fortifier dans la foi et nous faire vivre pleinement la vie chrétienne unie au Christ. D’autre part, la confirmation, qui est donnée par l’évêque, ou par un de ses délégués, nous incorpore pleinement à l’Église. La confirmation est un appel à un engagement plus personnel et à une mission de témoignage de la foi.
La confirmation, comme le baptême, imprime dans l’âme du chrétien une marque spirituelle indélébile. On ne peut recevoir ce sacrement qu’une seule fois dans la vie.

Qu’est ce que la confirmation apporte de plus que le baptême ?

Nous recevons l’Esprit saint à la fois au baptême et à la confirmation. Au baptême, qui est le sacrement de la naissance à la vie chrétienne, l’Esprit nous rend enfant de Dieu. A la confirmation, qui est le sacrement de la croissance et de la maturité spirituelle (comme l’enseigne Saint Thomas d’Aquin), l’Esprit nous confère une mission. Ainsi, la confirmation perfectionne la grâce du baptême. Il nous aide à nous battre contre les tentations du péché, à devenir meilleur et à devenir des apôtres.

Quel est le rite essentiel de la confirmation ?

Dans les Eglise d’Orient, la confirmation est donnée au cours de la célébration du baptême, en dernière partie [voir le sacrement du baptême].

Dans les Eglises Latines, la confirmation est généralement donnée par l’évêque ou un délégué de l’évêque au cours de la messe, après l’homélie. Le confirmé est accompagné d’un parrain. L’évêque étend la main sur le confirmé avant de tracer un signe de croix sur son front avec du Saint Chrême, en disant « Prénom », sois marqué de l’esprit-Saint, le don de Dieu ».

Le sacrement est toujours donné au cours d’une messe. Au moment de la liturgie de la Parole :

  • A l’appel de leur nom, les confirmants s’avancent devant l’évêque.
  • Entourés de leurs parrains ou marraines, ils font leur Profession de Foi.
  • L’Imposition des mains, geste biblique qui signifie l’investiture, la prise de possession par l’Esprit de Dieu, de celui qui se présente.
  • Durant cette imposition, le président invoque l’Esprit-Saint en énumérant les sept dons qui vont faire du confirmé un apôtre.
  • Onction avec le Saint-Chrême, geste essentiel qui montre la consécration.
  • Geste de paix pour souligner le lien avec l’évêque.
Un psaume évoque le don de l’Esprit qui renouvelle la face de la terre :
Psaume 103
Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
Revêtu de magnificence, tu as pour manteau la lumière !
Comme une tenture, tu déploies les cieux, tu élèves dans leurs eaux tes demeures ; des nuées, tu te fais un char, tu t’avances sur les ailes du vent ; tu prends les vents pour messagers, pour serviteurs, les flammes des éclairs. Tu as donné son assise à la terre : qu’elle reste inébranlable au cours des temps.
Tu l’as vêtue de l’abîme des mers : les eaux couvraient même les montagnes ; à ta menace, elles prennent la fuite, effrayées par le tonnerre de ta voix.
Elles passent les montagnes, se ruent dans les vallées vers le lieu que tu leur as préparé. Tu leur imposes la limite à ne pas franchir : qu’elles ne reviennent jamais couvrir la terre.
Dans les ravins tu fais jaillir des sources et l’eau chemine aux creux des montagnes ; elle abreuve les bêtes des champs : l’âne sauvage y calme sa soif ; les oiseaux séjournent près d’elle : dans le feuillage on entend leurs cris. De tes demeures tu abreuves les montagnes, et la terre se rassasie du fruit de tes œuvres ; tu fais pousser les prairies pour les troupeaux, et les champs pour l’homme qui travaille.
De la terre il tire son pain : le vin qui réjouit le cœur de l’homme, l’huile qui adoucit son visage, et le pain qui fortifie le cœur de l’homme.
Les arbres du Seigneur se rassasient, les cèdres qu’il a plantés au Liban ; c’est là que vient nicher le passereau, et la cigogne a sa maison dans les cyprès ; aux chamois, les hautes montagnes, aux marmottes, l’abri des rochers. Tu fis la lune qui marque les temps le soleil qui connaît l’heure de son coucher.
Tu fais descendre les ténèbres, la nuit vient : les animaux dans la forêt s’éveillent ; le lionceau rugit vers sa proie, il réclame à Dieu sa nourriture. Quand paraît le soleil, ils se retirent : chacun gagne son repaire.
L’homme sort pour son ouvrage, pour son travail, jusqu’au soir.
Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! Tout cela, ta sagesse l’a fait ; la terre s’emplit de tes biens.
Voici l’immensité de la mer, son grouillement innombrable d’animaux grands et petits, ses bateaux qui voyagent, et Léviathan que tu fis pour qu’il serve à tes jeux.
Tous, ils comptent sur toi pour recevoir leur nourriture au temps voulu.
Tu donnes : eux, ils ramassent ; tu ouvres la main : ils sont comblés.
Tu caches ton visage : ils s’épouvantent ; tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière. Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; tu renouvelles la face de la terre.
Gloire au Seigneur à tout jamais ! Que Dieu se réjouisse en ses œuvres ! Il regarde la terre : elle tremble ; il touche les montagnes : elles brûlent.
Je veux chanter au Seigneur tant que je vis ; je veux jouer pour mon Dieu tant que je dure.
Que mon poème lui soit agréable ; moi, je me réjouis dans le Seigneur.
Que les pécheurs disparaissent de la terre ! Que les impies n’existent plus !
Bénis le Seigneur, ô mon âme !
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