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Sacrements
Le Baptême
Le sacrement du baptême a une importance primordiale car il est le premier contact établi, visiblement entre l’homme et son sauveur. Il nous fait entrer dans la communauté chrétienne, dans l’Eglise. Il nous rend pleinement enfant de Dieu.
Baptiser veut dire « plonger » dans l’eau. Celui qui est baptisé est plongé dans la mort du Christ et il ressuscite avec lui comme « créature nouvelle » (2 Co 5,17). Le baptême nous purifie du péché et nous donne l’Esprit saint qui apporte l’amour dans nos cœurs. Il faut être baptisé pour recevoir les autres sacrements.
Tout bébé non encore baptisé peut recevoir ce sacrement. Un enfant en âge de scolarité peut également recevoir le sacrement du baptême. Un adulte peut aussi recevoir le sacrement du baptême s’il ne l’a pas fait étant petit.
A l’occasion de la Fête du Baptême du Christ, le Cardinal Vingt-Trois nous parle du baptême :
Quand nous demandons le baptême de l’Église, nous ne faisons pas autre chose que d’appeler sur nous cette parole du Père qui va dire : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ». Celui-ci, celle-là, qui n’est en rien différent de tous ceux qui l’entourent, dont l’existence ne diffère à première vue en rien de l’existence de tous nos contemporains, devient à la fois signe d’une autre réalité au cœur de cette existence humaine, et acteur d’une présence de Dieu au milieu des hommes. L’enfant qui est baptisé, le jeune qui est baptisé, l’adulte qui est baptisé n’est plus simplement une créature de ce monde, il reçoit par l’effet du sacrement qui marque, y compris son corps, par l’eau, par l’onction, il reçoit en lui la marque de Dieu présent, vivant et agissant. […] Avec Jésus nous sortons de l’eau pour une vie nouvelle qui est une vie de créature divine, si on peut parler de « créature divine » : la vie d’un homme, d’une femme habitée par la présence de Dieu, témoin de la présence de Dieu, acteur de la présence de Dieu. […]
Baptisés dans le Christ, nous sommes devenus des créatures nouvelles, nous sommes appelés à mener une vie nouvelle. […] à reconnaître cette puissance de l’action de Dieu dans nos vies, à mettre notre espérance dans la parole qu’il a prononcée sur nous : « Tu es mon fils, aujourd’hui je t’appelle et je t’envoie ».
Le Baptême d’un petit enfant
Un Chrétien est un enfant de Dieu. Des parents chrétiens qui ont transmis la vie à leur enfant, et participent ainsi à l’œuvre créatrice de Dieu ont un devoir : c’est de faire de leur enfant un enfant de Dieu. L’enfant est baptisé et confirmé dans sa foi, il devient un membre à part entière de la communauté et du corps du Christ. Le Baptême est le premier des sacrements. Il fait entrer dans le peuple de Dieu et il donne accès à tous les autres sacrements.
Les parents s’engagent alors fermement à donner une éducation chrétienne à leur enfant : il faudra, quand il en aura l’âge, qu’il soit catéchisé. Plus tard, lorsqu’il sera adolescent, dans les Eglise Latines, l’enfant s’appropriera son Baptême en prononçant sa «Profession de Foi ». Il dira lui-même le «je crois» du croyant.
Dans l’Eglise d’Orient elle est prononcée par les parrains/marraines lors du baptême.
En effet dans la plupart des Eglises d’Orient il est d’usage de baptiser et confirmer l’enfant, dans une même célébration, dès son plus jeune âge : l’enfant a besoin de la grâce du baptême et de la force de l’Esprit Saint pour grandir en enfant de Dieu. C’est en faisant confiance aux parents, au parrain et à la marraine, en s’appuyant sur leur foi, à la communauté chrétienne qui l’accueille comme un membre à part entière, que l’Eglise baptise et confirme l’enfant.
Un psaume qui chante l'amour du Seigneur pour les tout-petits :
Psaume 8
O Seigneur, notre Dieu, qu’il est grand ton nom par toute la terre !
Jusqu’aux cieux, ta splendeur est chantée par la bouche des enfants, des tout-petits : rempart que tu opposes à l’adversaire, où l’ennemi se brise en sa révolte.
A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?
Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, le couronnant de gloire et d’honneur ; tu l’établis sur les œuvres de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds :
Les troupeaux de bœufs et de brebis, et même les bêtes sauvages, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui va son chemin dans les eaux.
O Seigneur, notre Dieu, qu’il est grand ton nom par toute la terre !
Le Baptême d’un adulte, d’un adolescent ou d’un enfant en âge de scolarité
S’ils n’ont pas été baptisés lorsqu’ils étaient bébés à la demande de leurs parents, les adultes et les jeunes peuvent faire profession de leur foi, choisir d’être disciples de Jésus-Christ, demander eux-mêmes à devenir chrétiens par le Baptême.
Avant qu’un adulte ou qu’un adolescent ne reçoive le Baptême, il va lui être proposé un temps de « catéchuménat » adapté à son âge, en général 2 ans, durant lequel il va découvrir l’enseignement de Jésus, la relation à Dieu dans la prière, la vie en Eglise.
Celui qui demande le Baptême, porte le nom de «catéchumène ». Le mot «catéchumène » vient du grec, et signifie «celui qui écoute ». C’est en se mettant à l’écoute de Dieu, à l’écoute de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, que le catéchumène se prépare progressivement à mener une vie nouvelle. L’Esprit Saint ouvre son cœur à l’intelligence des Écritures.
Dans les Eglises d’Orient, étant baptisés enfants, il y a très peu de baptême d’adultes, et ce rituel est donc très peu pratiqué.
Quand il est demandé par un adulte il est adapté selon le rituel de l’Eglise Latine en général, qui se décrit comme suit :
- - La 1ère étape est l’"Entrée en catéchuménat" : le candidat au Baptême est accueilli dans la communauté des chrétiens. Il est marqué du «signe de la croix". Parfois il change de prénom pour adopter un prénom chrétien et se choisir ainsi un saint patron dans l’immense famille des chrétiens, c’est aussi un symbole de sa nouvelle vie. Dès l’entrée en catéchuménat, le candidat au Baptême devient membre de l’Eglise. Même sans être encore baptisé, il aurait droit, par exemple, à un mariage à l’Eglise ou à des funérailles religieuses.
- - La 2ème étape est l’"Appel décisif". C’est l’Evêque, au début du temps de Carême, qui appelle solennellement tous les catéchumènes de son diocèse qui y sont prêts, à recevoir le Baptême au cours de la prochaine vigile pascale.
- - La 3ème étape, c’est, dans la grande nuit de Pâques, la nuit où tout l’Eglise chante sa joie de la Résurrection du Christ, la célébration du Baptême, de la Confirmation et de l’Eucharistie des catéchumènes. Auparavant ils renonceront au mal, ils proclameront leur foi en Dieu Père, Fils et Saint Esprit, et tous les chrétiens renouvelleront leur profession de foi. L’Eglise est tout à la fois le Peuple de Dieu, le Temple de l’Esprit et le Corps du Christ : elle est la demeure de Dieu Père, Fils et Saint Esprit.
En recevant les trois sacrements du Baptême, de la Confirmation et de l’Eucharistie, le nouveau baptisé devient un chrétien à part entière dans l’Eglise.
Un psaume qui évoque ces trois sacrements :
Psaume 23
Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer.
Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ;
Il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom.
Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal,
Car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ;
Tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.
Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ;
J’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.
Qu’apporte le baptême ?
Le baptême efface de l’homme le péché originel (et les péchés personnels commis avant le baptême, pour les plus grands). Ce sacrement donne la grâce sanctifiante, la vie même de Dieu. La vie divine, éternelle, est acquise à tous ceux qui croient en lui et le suivent. La condition préalable pour le recevoir, c’est la foi : la sienne ou celle de ses parents pour les plus petits.
Le baptême fait entrer dans l’Eglise, qui est le corps du Christ visible sur la terre. Le baptisé devient un membre vivant et actif de la grande famille chrétienne, qui marche en toute confiance vers l’accomplissement de la promesse de Dieu. Le baptisé possède alors la foi en plénitude, qui permet d’être certain de Dieu, comme d’un père qui vous aime et vous attend. Il possède aussi l’espérance dans le Christ ressuscité et la charité que Dieu lui inspire envers les autres.
Quel est le rite essentiel du baptême ?
Le rite essentiel de ce sacrement consiste à plonger dans l’eau le futur baptisé ou à verser de l’eau sur sa tête, en prononçant l’invocation « Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ».
La cérémonie du baptême - enfant
Introduction : la cérémonie commence par des psaumes, prières et l’imposition des mains du prêtre qui trace le signe de la croix sur le front du futur baptisé.
Entrée au Baptistère : Le prêtre verse l’eau du Baptême dans la cuve et la bénit.
La liturgie de la parole : après la lecture de la parole de Dieu, le prêtre explique ce qu’à travers ces textes Dieu nous révèle du Baptême et en précise les exigences.
Liturgie des Mystères : préparation des huiles et de l’eau du baptême.
Les parents, le parrain et la marraine s’engagent à lutter contre le mal en renonçant au péché et en proclamant leur foi en Dieu le Père, en son Fils Jésus Christ et en l’Esprit Saint.
L’enfant est oint sur son torse avec les huiles bénites (des 3 doigts du prêtre : symbole de la trinité).
Le parrain ou la marraine apporte l’enfant au baptistère, le prêtre verse alors par trois fois l’eau sur la tête de l’enfant en disant : "(Prénom... je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit".
L’enfant est ensuite revêtu d’un vêtement blanc pour signifier qu’il est une créature nouvelle dans le Christ.
Après l’imposition des mains du prêtre, le nouveau baptisé est alors marqué du saint chrême (huile consacrée) pour qu’il demeure toujours dans le Christ : c’est le sacrement de confirmation (donné avec le baptême dans les Eglise Orientales).
Après cela le prêtre bénit les « klilés » : brassard ou couronne symbolisant le couronnement de l’enfant : victoire du Christ roi sur la mort (couleurs symbolique des « klilés » : rouge pour le sang, la royauté du Christ ; blanc pour la pureté et vert : symbole de vie). Un des « klilés » est mis sur le baptisé, l’autre sur le parrain ou la marraine.
La bénédiction finale conclut ce rite. Les registres sont ensuite signés par les parents le parrain et la marraine.
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