Chers frères et soeurs,
Jour de liesse spirituelle, de fierté et de satisfaction était le 7 février 2004 pour la consécration
de l’église Saint-Thomas-Apôtre, à Sarcelles, identique à celle, gravée encore dans nos mémoires,
pour la consécration de l’église Notre Dame de Chaldée, à Paris le 7 juin 1992 ! Deux Rêves réalisés
qui nous font oublier incertitudes, méfiances, impatiences et incrédulités dignes de vrais disciples
de celui qui a dit : « Si je ne vois pas je ne crois pas » ! Mais ce qui a prévalu c’était l’action
de grâces au Seigneur et la reconnaissance à ceux qui nous ont épaulés dans ce projet. Seul le
Seigneur récompensera leur générosité. La sincère reconnaissance nous pousse à prier pour eux et
les uns pour les autres. Votre générosité, mes chers paroissiens, est admirée partout. Je peux donc
être fier de vous ! Mais c’est la grâce du Seigneur qui vous y a poussés !
A-t-on fini ? Le repos du guerrier ne signifie pas l’arrêt des combats, mais la poursuite dans une
nouvelle ardeur, nouvelle ouverture et nouvelle solidarité ! Car des dangers nous guettent :
s’installer dans le fauteuil de son âme dans un confort spirituel alors que notre vocation est
d’être des guetteurs de l’aurore et des voyageurs vers le ciel, conscients de nos besoins et nos
devoirs. Surtout danger de repli sur soi : Une église « pour nous » à Sarcelles. Le chaldéen est
tenté de penser qu’il la fréquente pour se sauver, se sanctifier, se faire connaître, se rencontrer
avec les siens, se…, se…, se…, ! Alors que le chrétien a pour essence d’ « être avec » et avec les
autres dans leurs différences !
Nous avons la vocation d’être un pont entre l’Orient et l’Occident ; nous recevons beaucoup de
l’Occident surtout latino-romain où nous vivons. Nous devons partager nos richesses culturelles et
spirituelles. La bibliothèque de Mar Abdisho de Nisibe, en cours de formation à Notre Dame de Chaldée
à Paris, constitue une antenne valable qui diffuse notre culture syro-chaldéenne. Notre belle
liturgie, célébrée en plusieurs églises, est un locus de prière et de communion spirituelle.
Nous devons prôner une solidarité sans frontière mais qui agit selon l’ordre de l’urgence. L’Irak
devrait être notre premier souci ! Travailler avec les forces vives de la communauté voisine, un
devoir ! Agir selon la volonté du Père, dans l’orientation de l’Evangile du Fils et selon l’Esprit,
à l’image de Marie croyante, prudente, et aimante.
L’avenir est dans les mains de Dieu ! Qu’il veille sur nos intentions, élargisse nos horizons,
bénisse nos projets de famille, de cité et d’Eglise. J’invite tous à s’engager dans notre mission
universelle : les Conseils et les personnes engagés dans l’Eglise ; les Associations, les membres
de la communauté, chacun dans son travail, dans ses soucis et ses ambitions. Les communautés
grandissent, nos besoins aussi ! Que les églises Notre Dame de Chaldée et Saint-Thomas-Apôtre soient
suivies d’autres églises à la gloire du Seigneur de la gloire.
Que l’année 2005 apporte plus de paix pour le monde et pour l’église surtout en Irak. Que le Dieu
de la Paix guide les responsables de ce monde vers le bien et fasse de nous des artisans de paix.
Le Seigneur nous bénisse ! Bénisse l’Eglise ! Bénisse nos pays d’origine ! Bénisse le monde !
Bénisse l’Europe ! Et bénisse la France !
Paris le 15 novembre 2004
Votre curé Petrus Yousif Vicaire Patriarcal Chaldéen en France
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