Toma, un chartreux
Le pèlerinage de Chartres fut pour moi une bonne expérience spirituelle. Ce fut mon premier avec des chaldéens. Il m’a permis de réfléchir, changer et approfondir ma foi. Nous les chaldéens et l’ensemble des pèlerins avions été dispersés en tirant au sort un papier qui nous divisait en différents « chapitres ». Un chapitre se compose d’environs dix pèlerins. Cette dispersion aléatoire était importante car elle a permis de séparer les amis qui étaient venus ensemble et par la même de rencontrer d’autres chaldéens ou pèlerins que l’on ne connaissait pas.
Les temps de chapitres (pause de 45 minutes) permettaient à chacun d’échanger et de méditer sur certains textes de l’Evangile, ce qui amenait parfois à des débats très intéressants. Le fait de marcher était fatiguant, mais dans la souffrance la réflexion est instantanée.
Le moment que j’ai préféré le plus était la marche silencieuse qui a duré près de 1H30. Cette marche consistait à faire le silence durant toute sa durée. C’est une méthode de réflexion, où on ne peut parler qu’à soit même, et ou l’on médite le thème du pèlerinage qui était : « nous voulons voir Jésus ».
L’autre moment privilégié était la célébration des rameaux dans la cathédrale de Chartres avec le cortège des branches d’oliviers et avec la grande croix apportée jusqu'à l’autel. Tous les chartreux épuisés avaient quand même de l’énergie pour participer vivement à cette messe célébrée par Monseigneur Lustiger.
Et puis, chose inoubliable, je me suis confessé devant un prêtre français que je ne connaissais pas, chose que je ferai plus souvent dorénavant, et qui n’est pas de la même intensité que les confessions en groupe que l’on fait habituellement. J’ai trouvé dommage que certains ne se soient pas confessés par peur ou par honte.
Dans l’ensemble j’en garde un merveilleux souvenir, pour ma première ce fut expérience incomparable aux autres pèlerinages. Je recommande à tous ceux qui sont dans le doute, qui on besoin de faire un point dans leur vie, ou qui veulent approfondir leur foi, de s’y rendre l’année prochaine. Mon témoignage reste un témoignage mais le vivre c’est encore mieux.
Toma 21 ans.